La Femme-Déesse

Novembre 2016 :
* Le prénom a été changé par souci de confidentialité.

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Sylvie me contacte par téléphone, et me parle de son fils : « La relation à mon fils est compliquée, conflictuelle, avec un lien très fort entre nous. Il est arrivé dans ce monde dans une famille où l’amour n’est pas très présent, il a beaucoup de stress… »

Je sens immédiatement une pression dans la poitrine.

Je demande à Sylvie ce qu’elle ressent dans son corps, quand elle évoque cette situation. Elle me dit qu’elle a une sensation au ventre. Elle me décrit aussi un resserrement élastique à la poitrine. Je travaille cette sensation à la poitrine en envoyant de la lumière blanche pour envelopper la forme. Puis je la retire, mais elle reste reliée à la poitrine par un cordon élastique. Je demande alors à Sylvie d’imaginer un objet tranchant dans sa main, et de couper ce cordon. Nous faisons le mouvement ensemble, et la forme peut être envoyée vers la lumière cosmique.

Je reçois alors l’image d’une connexion entre la poitrine et le bas-ventre.

Je visualise le bassin et j’y vois une femme d’une beauté sublime, telle une déesse, toute recroquevillée et endormie. Sa peau est dorée et souple, brillante. Un cercle de fées l’entoure bientôt et elles lui envoient des filaments de couleur. Une petite fée lui souffle de la poudre d’or dans les yeux, et elle se réveille. Je demande à Sylvie ce qu’elle voit sous les pieds de la femme. Elle me répond : « Du sable » J’accompagne alors Sylvie dans la visualisation.

La femme-déesse est sur une plage de sable fin, presque blanc. Elle se dirige vers la mer, en laissant un sillage de poudre d’or. C’est une reconnexion à la mer-mère. Elle plonge dans l’eau et devient une ondine. L’eau est irisée, scintillante, avec des éclats de diamants. Elle voit un bateau qui accoste sur la plage. Des gens en descendent. Ces personnes se dirigent vers un village, et vont s’asseoir sur un muret. Derrière le muret, il y a un kiosque avec une vasque sur pied, et un petit jet d’eau.

Je demande à Sylvie si elle peut ouvrir en grand le robinet, ce qu’elle fait. Le jet d’eau grandit, mais pas assez. Nous retirons le robinet et je rebouche le trou, ce qui laisse l’ouverture maximale. Nous remontons vers la source.

Je demande à Sylvie de me décrire les obstacles qui gênent la libre circulation de l’eau. Elle me décrit un coude dans le tuyau : je le redresse en le peignant avec mes doigts de lumière. Plus loin des broussailles apparaissent. Je reçois l’image d’une serpe d’or, pour les couper. Les broussailles se roulent en ficelle de cerf-volant avec des petits nœuds colorés. Un groupe d’enfants rit derrière nous et un petit garçon vient vers la femme : elle lui remet le cerf-volant. Il s’en va vers les autres enfants en riant. Tous les enfants s’éparpillent dans les collines avec le cerf-volant.

Nous continuons à remonter le ruisseau. Un autre obstacle se présente : il s’agit d’un objet en forme de bassin humain. Je vois aussi un petit cercueil noir reposant au centre de ce bassin. Je ressens de l’émotion, des larmes qui demandent à couler. Les larmes s’écoulent brusquement du bassin et viennent se déverser dans ma main. Le cercueil suit le courant et vient se déposer dans ma main. Je l’ouvre et je découvre un bébé endormi. Je lui envoie un rayon de lumière dorée et il se lève. Je l’amène doucement dans la colonne de lumière dorée qui m’accompagne lors de mes séances, et il monte doucement, se transforme en ange, et disparait vers le haut.

Nous reprenons le trajet. Sylvie me dit qu’elle a mal au bas du ventre. Une sensation de sable, ou de graviers se présente maintenant. Je vois un demi-tuyau couché, encombré de graviers. Je les retire avec ma main. La paroi est maintenant lisse, mais toute boursouflée. Je me rends compte que je suis dans le col de l’utérus et que les cellules bouillonnent : colère, rage. J’évacue cela sous forme de petits cailloux ronds. Un écoulement violent, comme un barrage qui cède, avec une eau trouble et encombrée s’écoule brusquement vers le bas. L’eau devient de plus en plus fluide et claire. Puis cela s’arrête net. Au même moment, Sylvie me dit qu’elle se sent mieux.

Nous arrivons maintenant à la source. Dans une grotte, une vasque naturelle creusée à même le sol, luit doucement. Elle est entourée de pierres joliment organisées autour. C’est une source qui vient du plus profond de la terre. De cette source jaillit l’eau de la Vie, irisée, multicolore, scintillante, et joyeuse. La Joie se manifeste sous forme de bulles qui pétillent et qui remontent jusqu’au jet d’eau. Le jet d’eau est maintenant haut et puissant. Il s’évase vers le haut, en gouttelettes éblouissantes qui retombent dans le bassin, et remontent, en un mouvement de vie infini. Le jet remonte vers la poitrine et envoie de la lumière rose et verte, puis remonte dans le cou. Une zone sombre encombre la gorge et cela empêche Sylvie de chanter. J’envoie une sphère de lumière blanche vivante et vibrante qui commence à pulser au centre de la zone. Elle grandit de plus en plus et repousse l’obscurité. Les parois de la zone sont éclairées : paroi blanche et lisse, incrustée de cristaux de toutes les couleurs, comme autant de pierres précieuses. J’envoie un jet de lumière blanche fluide et douce, adoucissante, pour décoller ces cristaux, qui tombent bientôt dans un coffret à bijoux ouvert au centre de la zone.

Une pulsation/vibration monte de la gorge et vient frapper le coffret : les cristaux en jaillissent et se mettent à danser. La vibration se transforme en portée musicale sur laquelle les cristaux viennent se coller, comme autant de notes de musique. Je visualise cette portée musicale sortir, en ondulant harmonieusement, de la bouche de la femme-déesse dorée. La femme se met à danser et chanter. Elle est dans une clairière. Tout autour d’elle, de petits personnages font cercle dans une grande joie : elfes, lutins, … La scène est éclairée par la lumière divine de la Lune. Cette scène est bientôt enveloppée d’une bulle, une grande sphère de lumière. Je la prends dans mes mains et la réduit doucement à la dimension d’un ballon. Puis je l’intègre dans le cœur de Sylvie. Son cœur s’illumine alors, et à l’intérieur, le cœur de la femme dans la sphère s’active aussi. Dans ce cœur, je vois une nouvelle sphère avec la même scène, et un autre cœur qui s’active, ainsi jusqu’à l’infini.

Sylvie est maintenant dans un grand bien-être, un apaisement, une sérénité, sensations que j’intègre à toutes ses cellules.

Je lui propose de rester dans cette bulle de bien-être pendant encore quelques minutes, et d’aller à la rencontre de la femme-déesse dans son cœur, car je sens qu’elle a quelque chose à lui dire. C’est une rencontre entre elle et Elle, et je me retire doucement de la scène.

La séance s’achève ainsi. Le reste de l’histoire appartient à Sylvie qui vient de se reconnecter à son grand Soi. Je reste éblouie par la beauté et la richesse des images qui m’ont été transmises, pendant ce magnifique voyage.