La Fée du lac

Novembre 2016 :
* Le prénom a été changé par souci de confidentialité.

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Jasmine* habite au Canada. Elle aimerait travailler sur la timidité maladive qui la bloque dès qu’elle doit parler en public. Le grand frisson qui me parcourt me confirme que c’est bien le point d’entrée de la séance.

Je lui demande de se concentrer sur sa timidité et de me dire où, dans son corps, elle sent une manifestation à cette pensée. Elle me parle de suite de sa gorge. Je sens aussitôt comme une main qui lui serre le cou. J’envoie un grand rayon de lumière blanche, épaisse et dense, pour envelopper cette main, et la décoller du cou. Puis je la réduis en boule, comme une petite perle de nacre et je la retire. De larges filaments suivent le mouvement et sortent de la gorge. Je laisse sortir tout ce qui se présente, et j’envoie le tout dans la colonne de lumière. La sensation d’étouffement est partie.

Mais aussitôt une autre sensation se manifeste, que Jasmine décrit comme un oursin dans la gorge. J’enveloppe l’oursin de lumière blanche, et je vois les piquants se rétracter. Je peux alors retirer la sphère qui s’est ainsi formée. J’installe une sphère de lumière au centre de la gorge, qui pulse et qui s’étend jusqu’à remplir la zone de lumière blanche. Un rayon de lumière bleue vient cicatriser toutes les craquelures des cellules. Je vois qu’il manque de la matière dans cette zone. Alors un rayon de lumière rose apporte aux cellules l’énergie manquante. Au bout de quelques instants, de petits bourgeons rose pâle surgissent, et créent de nouvelles cellules. Le vide se comble ainsi.

Les cordes vocales se montrent à leur tour. Elles sont engluées dans une espèce de gélatine visqueuse. Je les nettoie délicatement avec mes mains de lumière, et je recueille la gélatine pour l‘envoyer dans la colonne de lumière. Il reste maintenant à retirer comme une bille d’acier présente au niveau de l’amygdale droite.

Je prends du recul et j’observe tout autour du cou de Jasmine si la lumière est bien présente partout, notamment dans le dos.

Je vois alors une forme de bâton dans la nuque et une barre entre les épaules. Jasmine me confirme que cette description lui parle bien. Avec la lumière blanche, j’enveloppe ces deux formes pour les réduire en une petite sphère, que je retire. D’autres filaments sortent encore, avec comme une racine qui vient du bas-ventre. J’envoie le tout dans la lumière. L’énergie redescend alors sous forme de poudre d’or, poussière d’étoiles, poudre de fée, dans un mouvement doux et ondulant comme la neige qui tombe. Le cou de Jasmine est enveloppé d’or, à l’extérieur et à l’intérieur. Il luit doucement et harmonieusement.

Je me connecte ensuite avec le bas-ventre : Jasmine décrit une grosse boule métallique et lourde qui lui pèse dans le bassin et que je ressens. Je procède au vidage de cette boule : un fluide épais et sombre en sort, des morceaux de poupée (bras, jambes, une tête, un corps), un cordon, et une grosse galette. Je retire le sac qui contenait tout cela par les voies naturelles. Je m’assure que tout est bien nettoyé.

Je retourne au bassin. C’est un lac, dont l’eau est sombre. Jasmine est au centre. Puis cette eau sombre s’éclaircit progressivement à partir des pieds de Jasmine, qui diffuse de la lumière. Je lui demande de décrire ce qu’elle voit autour du lac. Jasmine voit des arbres. Elle a envie d’aller s’étendre sous l’un d’eux. L’arbre a une énergie féminine, très douce. Il écarte ses bras et lui montre un lit de mousse à ses pieds, où Jasmine va s’allonger. Elle se sent détendue et sereine. Alors de derrière l’arbre, de dessous les pierres, les feuilles et les herbes, sortent de petits personnages : le petit peuple de la nature, lutins, gnomes, fées, elfes…

Ces élémentaux entourent Jasmine allongée. Ils lui tressent une couronne de fleurs, et l’entourent de beaucoup de lumière. Elle porte la couronne de fleurs, et elle est vêtue d’une longue tunique blanche. Elle se redresse et ils la portent jusqu’au centre du lac, sur un large plateau. C’est la « Fée du lac ».  Je lui explique qu’elle a le pouvoir de faire jaillir l’eau au centre du lac. Elle n’a pas le temps de me dire qu’elle l’a fait que je vois un geyser vif et puissant jaillir. Je lui dis de se placer au sommet du jet d’eau, et de se laisser glisser doucement au centre de la colonne d’eau.

Un rayon de lumière dorée arrive à sa tête. La tête se remplit de lumière. Une zone reste sombre à droite à côté de l’œil. C’est une porte fermée avec de la lumière blanche derrière. Jasmine ouvre la porte qui s’envole. Une ombre est là qui s’approche. Jasmine reconnait sa mère décédée. C’est sa mère et c’est aussi son guide. Elles se prennent dans les bras. Beaucoup d’amour, de lumières, de couleurs tournoient autour d’elles. Par mon intermédiaire, sa mère lui dit : »Je suis toujours là pour toi ».

Puis Jasmine me dit : »Elle est partie ». Sa mère me demande de lui expliquer : »Je ne suis pas partie. Quand quelqu’un est de l’autre côté du voile, il continue d’exister, sous la forme d’une énergie qui est comme diluée dans l’espace. Je suis le vent qui caresse ta joue, le soleil qui réchauffe ta peau. Toutefois il suffit que tu penses à moi pour que cette énergie se cristallise, se rassemble, et prenne forme et consistance. Tu peux alors sentir ma présence. »

Jasmine est touchée par cette explication.

La tête est maintenant pleine d’une lumière qui descend jusqu’au cœur. Le cœur est comme prisonnier dans une cage à oiseaux. Je retire les barreaux, le toit et le plancher. Le cœur peut alors s’expanser, en vagues concentriques, jusqu’aux confins de l’univers. Là je vois un espace vide, un creux, comme une niche. Jasmine me confirme qu’elle la voit aussi. Je lui explique que c’est sa juste place, et que l’univers n’attend qu’elle et le son unique qui est le sien pour jouer sa grande symphonie. Elle s’installe. Je lui demande alors de regarder tout l’espace devant elle et de prendre conscience que tout est là, tout est parfait, elle est le Tout et le Tout est elle. Il n’y a rien à vouloir, rien à demander, rien à désirer. Il y a juste à être et à diffuser ce son unique. Je vois alors une grande vague, une ondulation géante parcourir tout cet espace, en partant de son cœur. Jasmine la voit et la sent. Une grande joie nous envahit bientôt.

Puis nous redescendons progressivement vers la Terre, jusqu’à la place où elle se trouve Jasmine, et elle revient dans son corps. Ses premiers mots sont : « Quel magnifique voyage ! »

Elle baigne dans la sphère de lumière, et une colonne dorée fait la connexion terre-ciel. La séance est terminée. Je reste une fois de plus émerveillée par les images qui se sont présentées.