La Belle au Bois Dormant

Février 2018 :
* Le prénom a été changé pour des raisons de confidentialité.

Nina* est une sophrologue d’une cinquantaine d’années. Elle me contacte pour des problèmes de dos, et au niveau du cœur. Il y a quelques années, elle faisait des malaises.

Je lui demande de se connecter aux ressentis de son corps. Rapidement, elle sent un poing dans le dos, à gauche. C’est une main, que je vois reliée à un bras. Se dessine alors un homme, un père, son père. Elle m’apprend qu’il est décédé. Je sens en lui de la colère. Sous la colère, une grande tristesse. Je demande la transformation de ces énergies, et je vois tomber à terre le costume de colère, et couler la tristesse comme des larmes. Je lui demande de me montrer sa lumière, qui sort comme une flamme et que j’amène dans une colonne de Lumière dorée. Un grand sentiment de libération m’envahit, et j’entends Nina bailler, signe de lâcher-prise. La sensation douloureuse a disparu de son dos.

L’estomac se présente à moi. Je propose à Nina de m’accompagner pour voir l’intérieur. Elle me dit que l’estomac est tout sombre. Je lui donne de la lumière. Elle voit une grotte remplie de cristaux étincelants, partout sur le côté droit. Mais notre présence gêne le côté gauche. Nous sortons et observons depuis l’extérieur. La caverne se remplit alors de cristaux, et étincelle.  Une sensation de joie nous envahit.

Nina ressent ensuite une pointe à l’omoplate droite, qui la traverse et arrive au sein. Je visualise une sorte de lance, que je retire et que j’envoie à la lumière. Nina sent maintenant son estomac tout léger et apaisé.

Une sensation pénible au milieu du dos se révèle soudain. Au niveau du cœur, une porte dans le dos fait barrage. Je demande à Nina si elle peut l’ouvrir. Elle s’ouvre : c’est la porte d’un château, comme celui de la Belle au bois dormant. Elle arrive dans une grande salle, pleine de poussière. Les meubles sont couverts de draps. Elle a besoin d’aérer et ouvre les fenêtres. Un tuyau d’aspirateur cosmique vient nous aider et emporte toute la poussière.

Elle me décrit alors des petites souris qui lui confectionnent une robe. C’est une robe de reine, pour la Reine des fées. Une couronne ornée de rubis se dessine devant elle. Elle la prend et met sur sa tête. Elle est surprise :  elle est toute légère. Elle a aussi revêtu la robe. Sur une petite console, se trouve un coffret à bijoux. Dans son centre, un énorme rubis repose sur un coussin de velours. Elle le prend et nous l’intégrons au cœur : c’est son trésor.

Le cœur est comme une grande pièce. Elle y voit un trône, mais il est inaccessible : un gros rideau tout autour l’empêche d’avancer. J’ouvre le rideau, je le retire et l’envoie vers la lumière. Elle voit des hommes « mauvais » qui entourent le trône et ne l’autorisent pas à s’y asseoir. Je lui rappelle qu’elle est la reine des fées.

  • « Où est votre baguette magique ? »
  • Elle rit, et me dit : « Dans ma main droite !
  • En quoi voulez-vous transformer ces hommes ?
  • En grenouilles ! »

Nous ramassons toutes les grenouilles et les emmenons dans la mare du jardin, où elles se mettent à chanter.

Retour au château. Nina est joyeuse. Elle s’assied sur le trône et se réjouit. Elle voit arriver un lion gentil qui s’assied à sa droite. Elle pose sa main sur sa tête : c’est sa Puissance. À sa gauche, une forme se dessine, vaporeuse, et flottante. C’est une fée : la Confiance. Elle rit aux éclats : avec la Puissance à droite, et la Confiance à gauche, le monde lui appartient !!!

Je lui intègre toutes ces images joyeuses et ses merveilleuses sensations.

Une colonne de lumière dorée descend alors sur elle, remplie d’étincelles de lumière dorée, et de cristaux de lumière blanche. Ces étincelles et ces cristaux se déposent autour d’elle, et en elle, dans chacune de ses cellules, pour les reconnecter à la Lumière divine. La colonne arrive au centre de la terre. Un grand rayon de lumière rouge jaillit, monte vers Nina et la remplit de lumière.

À la gorge, le rayon s’arrête et je sens une gêne : c’est une boule de papier toute froissée qui bloque le passage. Je la sors. Elle se déplie, et se met à plat. Des mots commencent à s’écrire dessus. De nombreuses feuilles de papier s’entassent ainsi, noircies de mots. Je prends la pile et la lui offre. C’est un cadeau qu’elle reçoit avec gratitude.

Le rayon de lumière jaillit tout blanc du sommet du crâne, et monte comme un laser vers le ciel. Il dessine alors une immense sphère de lumière autour de Nina, qui baigne maintenant dans une belle énergie arc-en-ciel. De mes mains, je lui envoie deux grosses poignées de bulles de champagne sous les pieds. Nina les sent pétiller tout autour d’elle.

Nous finissons dans un immense éclat de rire.